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Et oui, ce n’est un secret pour personne ou presque, je reviens d’un fabuleux voyage aux antipodes, au pays des kangourous et des koalas, et surtout au pays de Tina !!!
Désolé d’avoir mis autant de temps à rédiger ce petit résumé, mais j’ai été pas mal occupé depuis mon retour. J’ai voulu partager mon expérience en anglais ( puisque c’est la langue pratiquée par le plus grand nombre et dans ce beau pays ) mais aussi en français pour ceux qui ne pratiquent pas la langue de Shakespeare.( le résumé anglais et les photos vont suivre )
Je suis donc parti de l’aéroport Charles de Gaulle à Roissy le mercredi 6 juin 2012 en début d’après-midi pour mon premier voyage en avion. A bord d’un Boeing 747 de la Cathay Pacific, me voilà parti pour un voyage de plus de 11 H à destination de Hong Kong. Le décollage fut un peu impressionnant, mais sans plus ; le voyage un peu long, mais supportable…
Arrivé à Hong Kong en début de matinée pour une escale de 8 H, j’ai dû rester dans celui-ci suite à une erreur d’aiguillage…
Redécollage de Hong Kong pour Perth et l’Australie en milieu d’après-midi sur un Airbus A 330.
Arrivée à Perth en pleine nuit, après quelques difficultés pour trouver le centre-ville, me voici arrivé à l’appartement que nous devons occuper sur Hay Street jusqu’au dimanche matin.
Après une courte nuit réparatrice, le vendredi matin est consacré au shopping avec Hayley et Marc que nous retrouvons en fin de matinée. Un copieux breakfast pris dans un des nombreux magasins d’alimentation de la ville, et un déjeuner pris dans le restaurant situé juste en face le Centre des Expositions que nous avons visité avant, et nous voilà prêt pour visiter le centre-ville, aller chercher les fleurs commandées depuis la France et rentrer nous changer en attendant le premier concert de Tina. Un taxi nous emmène jusqu’au Riverside Theater situé à l’intérieur du Centre des Expositions de Perth. Il y a déjà beaucoup de monde qui se désaltère. Hayley a une place située au premier rang, Mark au deuxième, et je me situe au vingtième.
Le concert débute avec un quart d’heure de retard, ce dont Tina s’excuse, car elle pensait que le concert ne commençait qu’à 20 H, comme à Sydney, alors qu’il était prévu à 19 H 30.
Les musiciens s’installent et règlent leurs instruments dans une sympathique cacophonie La lumière s’éteint et le chef d’orchestre Nicolas Buc, un jeune homme fait son entrée et vient prendre sa place sur son estrade après avoir salué.
Un morceau qui a tout d’un morceau de musique classique commence à être joué ; c’est en fait l’introduction de « Living a lifetime together » et Tina apparait avec une grande robe noire sur laquelle elle porte un grand manteau noir. A la fin de la chanson, elle dépose délicatement ce manteau, découvrant ses épaules nues sous les sifflets de la salle.
Débute ensuite « Oh me, oh my », avant que Tina ne parle au public, explique l’origine de son retard, explique qu’elle était très heureuse d’être là, qu’elle l’attendait depuis 12 mois, et que c’était le moment qu’elle attendait le plus dans sa vie.
Elle chante ensuite « The man with the child in his eyes » avant d’expliquer les raisons de ses albums « song of love and loss vol 1 & 2 » et de l’hommage qu’elle voulait rendre aux chansons qui l’ont inspirée et qui ont marqué sa jeunesse ; comme « Just don’t know what to do with myself ».
Ensuite, Tina explique l’importance des comédies musicales dans sa carrière, notamment la première à laquelle elle a participé « Nine » d’où est extrait « My husband makes movies » qui exprime l’amour à sens unique d’un des personnages de la comédie musicale Luisa Contini pour son réalisateur de mari Guido Contini.
Tina se positionne ensuite au fond de la scène et deux faisceaux de lumières se croisent sur elle alors qu’elle chante « Don’t cry for me Argentina » et que sa voix emplit la grande salle muette…
Les premières notes de « The prayer » retentissent et Tina s’approche du devant de la scène par la droite en interprétant le premier couplet. Ensuite la voix d’Anthony Calleas se fait entendre du côté gauche de la scène. Tous deux se rejoignent au centre pour un merveilleux duo.
Ensuite, les compliments réciproques fusent, ainsi que les plaisanteries.
Ils se séparent à nouveau pour interpréter « I want to spend my lifetime loving you », une autre belle version. Ils sortent ensuite de scène. Après un petit moment de flottement, le chef d’orchestre sort de scène, suivi de tous les musiciens. Nous comprenons que c’est l’entracte et le moment de se détendre un peu les jambes, de boire un petit coup pour certains et de se rendre aux toilettes pour d’autres. Revenu à ma place, j’aperçois Vincent qui me salue aussitôt, me demandant de l’attendre à la fin du spectacle.
Après un bon quart d’heure, les musiciens reviennent sur scène, avant que ne revienne le chef d’orchestre. L’orchestre symphonique n’a pas bougé, mais le groupe qui accompagne Tina s’est rapproché du devant de la scène.
Tina revient sous les applaudissements nourris, vêtue d’une robe longue en lamé doré. Elle plaisante avec le pianiste Paul Gray qu’elle connait depuis longtemps et aussitôt débute « Wasn’t it good ? » ; juste le début, qui enchaine avec un medley en version acoustique des chansons de Tina « Burn » et « Sorrento Moon », puis Tina remercie ses musiciens avec le dernier couplet de « You made me find myself » et quelques larmes.
Commence ensuite « Je m’appelle Bagdad », une formidable et puissante interprétation. Tina explique ensuite ce que veulent dire les paroles et ce que cette chanson représente pour elle.
La prochaine chanson raconte une autre histoire : « Goldeneyes » dans une version très rock.
Tina explique ensuite comment elle a rencontré Alice Cooper, et que celui-ci n’était pas du tout comme le personnage qu’il interprétait sur scène ; quelqu’un d’intelligent et de sensible.
Et Tina voulait lui rendre hommage en chantant « Only women bleed », un hommage aux femmes qu’il a écrit.
Un tonnerre d’applaudissement suit, avant que Tina ne chante « Maybe this time ».
Tina sort sous les applaudissements pour se changer une nouvelle fois.
Tina revient avec une petite robe lamée rouge sur « Symphony of life » sur un rythme endiablé qui a du mal à être suivi par l’audience, malgré les efforts d’un français isolé…
Ensuite Tina chante une chanson plus jazzy « Cry me a river ».
Et vient le temps de « Chains » ; le public commence à réagir puis repart dans son attente passive. Tina profite du dernier couplet qu’elle adapte pour remercier tout le monde.
Pensant que c’est la dernière chanson, je descends pour me préparer à remettre mes fleurs, mais Tina sort de scène avant que je puisse le faire. Suit une standing ovation de plusieurs minutes.
Après ce long rappel, la lumière s’éteint et l’orchestre se remet à jouer «Both sides now » alors que Tina revient avec une quatrième jolie robe beige.
Après avoir remercié le public et son invité spécial, Tina entonne « Call me » en guise de dernière chanson. Le public applaudit…
La musique s’arrête, puis repart… J’offre mes fleurs. Tina n’est pas plus surprise que cela et me dit : « Et à la fin du spectacle, Pascal avec les fleurs !!! » ; je lui montre alors le drapeau français que j’ai modifié pour elle, et elle me remercie avec un sourire…
Revenu à ma place, le placeur vient me serrer la main comme si j’étais le Président de la République.
Après avoir attendu un petit moment, Vincent vient, comme convenu, pour me permettre d’aller derrière la scène. Je demande si Marc et Hayley, que Tina connait bien, peuvent m’accompagner. Nous sommes reçus dans un petit salon, où d’autres personnes discutent, par Tori, l’assistante de Tina. Ne buvant pas de vin, Vincent nous sert un jus de pomme. Une petite discussion s’engage tandis que Tina arrive, parle à quelques personnes et vient nous voir. Un bisou pour Mark, un bonjour pour Hayley et pour moi. Elle prend de mes nouvelles, me conseille d’en profiter et signe quelques photos pour les personnes qui n’ont pu être là. Je remets les courriers qu’on m’a demandé de transmettre. Tina va voir quelques autres personnes en nous disant qu’elle revient… Nous sommes raccompagnés par Vincent et nous croisons Tina qui nous dit au revoir.
Le restaurant en face du Centre des expositions est ouvert mais ne sert plus d’aliments, seulement des boissons. Nous savourons ce moment en buvant quelque chose.
Le lendemain, nous nous donnons rendez-vous pour prendre un petit déjeuner copieux en ville, avant de partir pour visiter Fremantle. Tous les trois, nous visitons le marché, la ville, la Maison Ronde, la plage, le Musée maritime de l’Ouest puis sur le port, nous trouvons un restaurant où nous prenons un verre en extérieur. La journée fut ensoleillée et la seule sans pluie depuis mon arrivée.
De retour sur Perth, nous nous retrouvons dans un restaurant thaï pour diner ensemble.
Le dimanche matin, il faut partir d’assez bonne heure, malgré la pluie et la tempête qui commençait à arriver. Le voyage jusqu’à Sydney se passe bien et nous arrivons en milieu d’après-midi, sous la pluie et la nuit est tombée ; il n’est pourtant que 16 H 30.
La pluie ne cesse de tomber et Mark est parti loger en pleine ville tandis que je loge dans la banlieue de Hayley, à Newtown, pas très loin de chez elle.
Nous dinons dans un très bon restaurant végétarien et en guise de dessert, nous allons dans un bar spécialisé dans les chocolats… Une merveille !!!
Le lundi 11 juin sera consacré à étudier Sydney et ses environs, à laver mon linge et à faire quelques courses dans un magasin ouvert 7 jours sur 7 et 24 H sur 24. Le soir, rendez-vous en pris pour manger dans le meilleur restaurant Thaï de Sydney. Le décor est merveilleux, l’alimentation est excellente et la compagnie agréable. Comme la veille, le dessert est pris dans le bar au chocolat…
Le mardi, comme mes deux accompagnateurs n’étaient pas disponible, et pas trop emballés à l’idée de visiter Canberra, je prends la voiture et je visite la capitale fédérale. 350 km d’une belle autoroute qui me permet de voir de beaux paysages, de ressentir un peu plus le pays, et de voir les deux seuls kangourous libres lors de mon voyage, mais ceux-ci sont morts sur le bas-côté de l’autoroute, tamponnés par des voitures. Je vois aussi un gros animal écrasé que je ne peux identifier ; il s’agissait d’un wombat. Juste le temps d’apercevoir la maison du Parlement, les nombreux cacatoès qui se partagent les immenses pelouses, et il est temps de rentrer sur Sydney si je ne veux pas être en retard. J’arrive à mon appartement vers les 18 H. Le temps de me changer et nous allons diner dans un très bon restaurant italien situé sur King street avec Hayley. De retour à l’appartement, Je peux consulter mes mails grâce à l’ordinateur portable d’Hayley.
Le mercredi 13 juin est la date du premier concert à l’Opéra de Sydney de Tina. La journée, toujours aussi pluvieuse, débute par la prise du bus pour se rendre en centre-ville. Quelques achats de souvenirs, la visite de la Cathédrale Sainte Marie, la plus grande église de toute l’Australie, de sa crypte où sont cachées quelques merveilles, la reproduction miniature de toutes les églises d’Australie. Lorsque nous ressortons, la pluie a cessé et le soleil est revenu. Le temps de rejoindre Mark a son hôtel, de boire quelques verres dans le bar en face, après que quelques amis soient venus le rejoindre, et nous voilà repartis pour aller chercher les fleurs en centre-ville pour le concert de ce soir. Arrivés sur place, pas de commande enregistrée. Commande est prise pour le vendredi. Nous rentrons par le train et, après s’être changés, nous voilà partis pour l’Opéra de Sydney en taxi. Celui-ci nous dépose en bout de quai il nous faut marcher un peu pour nous rendre vers ce monument symbole de Sydney, mais aussi symbole de l’Australie toute entière. La nuit est tombée depuis bien longtemps, la pluie a presque cessé, et le toit si caractéristique illumine notre chemin. Sur place, nous retrouvons Mark, Glen, Simon, Serena, Conway, John et Thierry. Tout le monde se trouve au bar, un verre de champagne à la main. Nous croisons Shane avec sa famille et le concert peut commencer. Grâce à Hayley principalement, nous sommes tous assis au premier rang. L’orchestre a changé ; c’est l’Orchestre Symphonique de Sydney qui officie, mais la choriste, le groupe qui accompagne Tina et le chef d’orchestre sont les mêmes. Même déroulé du spectacle sauf que la première robe est bien noire et longue, mais elle possède des bretelles.
Après « Living a lifetime together » et « Oh me, oh my »,Tina explique que son rêve a fini par se réaliser : être accompagnée par l’Orchestre Symphonique de Sydney sur la scène de l’Opéra de Sydney. Il suffit d’être patient et cela finit toujours par se réaliser. Tina demande d’oublier le temps et de profiter du moment.
« The man with the child in his eyes », puis Tina explique qu’elle a voulu rendre hommage à Dusty Springfield il y a 5 ans, et à toutes les chansons qui l’ont inspirée dans sa jeunesse et elle chante « Don’t know what to do with myself ».
Tandis que Tina explique l’importance qu’ont eue les comédies musicales pour sa carrière, deux personnes installent un grand cadre comme un grand miroir sans vitre sur le devant de la scène et une chaise juste derrière. Tina va interpréter de façon très théâtrale « My husband makes movies », après avoir expliqué le sujet de cette chanson.
Tout comme à Perth, Tina va se placer au fond de la scène et il est un peu difficile de la voir là d’où je suis et elle interprête « Don’t cry for me Argentina ».
Anthony Callea étant souffrant, c’est un autre chanteur d’origine italienne Alfredo Malabello qui chante avec elle « The prayer » puis « I want to spend my lifetime loving you ». Tina explique entre les deux chansons qu’elle l’a rencontré l’année dernière à Perth et qu’elle souhaite un bon rétablissement à Anthony Callea.
Les deux artistes sortent sous les applaudissements. Le chef d’orchestre salue l’auditoire et sort sous les applaudissements, et les musiciens sortent de scène. Le temps de l’entracte est venu.
Retour de tout l’orchestre pour la deuxième partie ; le groupe qui accompagne Tina se rassemble sur le devant de la scène tout comme à Perth. Retour du chef d’orchestre, puis Tina fait son entrée, vêtue de sa robe dorée et plaisante avec le pianiste. Ensuite Tina interprète un medley de ses succès « Wasn’t it good ? », « Burn », « Sorrento moon » et « You made me find myself » en guise de remerciement.
Tina chante ensuite la seule chanson en français du tour de chance« Je m’appelle Bagdad » et qu’elle n’est pas ma surprise et mon émotion lorsqu’à la fin de la chanson, au lieu d’expliquer ce que cette chanson signifie Tina veut remercier un fan français. Elle fait remarquer qu’il ne doit pas y en avoir beaucoup dans l’assistance et précise qu’il a fait un long, un très long voyage, et me souhaite la bienvenue « Welcome Pascal »… Pris de court, je ne peux que dire « Thank you » à la fin des applaudissements.
Tina parle ensuite d’un homme qui lui faisait peur lorsqu’elle était jeune. Elle a eu l’occasion de le rencontrer il y a quelques années, et il lui faisait toujours aussi peur, mais elle était intéressée par sa façon d’écrire, et finalement, elle ne conclue qu’il ne faut pas se fier qu’à l’extérieur, mais voir la beauté intérieure des personnes et elle se met à chanter « Only women bleed ».
« Goldeneyes » ne commence qu’après. « Maybe this time » arrive ensuite.
Elle sort de scène ensuite pour revenir avec la même petite robe rouge pour chanter « Symphony of life » dans une version au tempo un peu ralenti.
Ensuite, elle chante « Cry me a river », puis finit par « Chains ». Le public applaudit avant la dernière note finale, Tina sourit, et finit la chanson, non sans avoir remercié tout le monde en modifiant les paroles du dernier couplet… C’est une standing ovation qui termine cette deuxième partie. heures de spectacle. John, situé au premier rang, offre un bouquet de fleurs à Tina. Elle quitte la scène tandis que la standing ovation se poursuit.
Elle revient avec la jolie robe beige pour chanter « Both sides now », puis « Call me » pour finir.
Si Tina avait préservé sa voix à Perth sur certaines notes hautes perchées, là, elle s’est totalement donnée. Je m’avance vers elle et lui tends. .. un koala en peluche pour Gabriel que j’avais acheté le jour-même…
Tina est un peu surprise, et je sors alors mon drapeau français…
A la fin du spectacle, nous nous retrouvons pour échanger quelques mots. Une petite attente devant la sortie des artistes, quelques photos et nous partons vers le bar qui se situe sur le quai, un peu plus bas que l’Opéra. Tout le monde boit des cocktails alcoolisés sauf moi qui prends un cocktail sans alcool. Peu avant la fermeture de ce bar, le chef d’orchestre et sa fiancée entrent pour boire quelque chose. Comme Glen le connais, nous allons le saluer avec Mark. Il me reconnait et me salue chaleureusement. Nous les laissons un peu tranquille et nous repartons vers Circular Quay, la station de train au centre du Quai. Quelle est notre surprise lorsque je reconnais Vincent qui marche à nos côtés, avec Tina à sa gauche, Tori et un autre assistant plus à gauche. Quelques mots échangés, une photo avec John de Tina et nous les laissons entrer dans leur hôtel.
Chacun se sépare et rentre de son côté, la tête et le cœur encore pleins d’émotions. Rendez-vous est pris pour le lendemain, à l’invitation d’Hayley, pour 12 H 30 au Quay Restaurant situé en face de l’Opéra, au bout du quai, proche du Harbour Bridge. Ce restaurant, de nombreuses fois primé, a été élu 29ième mondial et premier d’Australie par un organisme.
Notre hôtesse est arrivée la première et j’arrive à l’heure convenue. Les autres convives, tous fans de Tina, nous rejoignent un peu plus tard. Hayley porte une très jolie robe bleue surmontée de dentelles bleues et je porte une chemisette blanche que je me suis fait faire par une société en 2006 avec la photo de Tina sur le dos. En plus de nous deux, Mark est présent, Conway et John et Glen arrive en dernier. Le repas peut commencer. Quatre séries de plats sont proposés et chacun doit en choisir un par série. C’est très joliment présenté, c’est très bon mais peu copieux. Après ce merveilleux moment passé ensemble, nous nous séparons et je rentre avec Hayley vers Newtown où un fleuriste trouvé le matin même m’a réservé un très joli bouquet. Après m’être changé, nous repartons par le train jusqu’à Circular Quay. En passant devant l’hôtel où loge Tina, nous avons la surprise de voir Vincent sortir au moment de notre passage. Quelques mots échangés, un compliment sur la beauté des fleurs et nous voilà repartis vers l’Opéra. Nous retrouvons Mark en compagnie de deux autres amis, fans de Tina, ainsi que leur maman.
Cette fois, grâce à Hayley qui avait encore des tickets supplémentaires disponible, je me situe au deuxième rang plein axe, juste derrière elle, tandis que Mark est à sa gauche, alors que j’avais retenu une place au balcon. Le concert fut le même que le jour précédant, sauf qu’Anthony Calleas remis, a retrouvé sa place, et que Tina a remis sa robe noire sans manche en premier, gardant la robe noire à bretelles pour le rappel. A ce moment-là, Hayley offre les fleurs de ma part à Tina qui semble les apprécier. « Je m’appelle Bagdad » fut un moment fort en émotion ce soir-là et je m’apprêtais à remercier Tina de façon plus marquée. La chanson est suivie des explications de Tina sur sa signification. Ce sera la même chose pour les deux derniers concerts.
Après le concert, nous discutons un petit moment, puis, nous allons, Hayley, Mark et moi, dans un très bon restaurant italien situé sur le même quai que l’Opéra, juste à côté de l’hôtel qu’occupe Tina, pour manger quelque chose. Mark, fatigué, nous abandonne un peu plus tard et nous laisse en tête à tête. Le restaurant va fermer et nous ne pouvons pas prendre de dessert. Peu de temps avant de partir, nous apercevons Tina et Vincent qui entrent dans leur hôtel. Il est temps de prendre le taxi qui nous ramène sur Newton.
Le vendredi 15 juin, Hayley travaille et j’ai rendez-vous à 13 H au départ des ferries vers Manly avec Mark. J’arrive une bonne heure avant et j’ai donc le temps de visiter les Jardins Botaniques Royaux situés juste derrière les hôtels qui bordent le quai. Un petit escalier longe l’hôtel de Tina et donne directement sur le Jardin. Un très beau jardin où il est conseillé de marcher sur les pelouses et d’embrasser les arbres !!! Cela nous change de nos pelouses parisiennes… Je fais donc le tour où se mélangent plantes d’Australie avec d’autres végétations. Le temps est incertain mais se maintien. Cette visite me permet de terminer par la vue arrière de l’Opéra qui est en réparation de ce côté-là. Je suis donc à l’heure pour prendre le ferry en direction de la plage de Manly. Le soleil fait son apparition et plus le ferry s’éloigne du port, plus les images de l’Opéra et du Harbour Bridge se confondent. Au passage, nous voyons la résidence du premier ministre lorsqu’elle se trouve à Sydney, l’emplacement du Taronga Zoo, et nous arrivons sur Manly. Une visite rapide nous emmène jusque vers la plage qui se trouve de l’autre côté de ce petit bras de terre, une glace à la main. Nous sommes tout de même en début d’hiver, et il fait beau. Quelques surfeurs se démènent. Nous déjeunons en compagnie d’une amie de Mark. Il est ensuite temps de penser à rentrer. Le soleil commence à décroitre et nous revenons au Port. Je raccompagne Mark à son hôtel et je passe chercher les fleurs commandées pour Tina. Le temps de prendre le train et je suis de retour à mon appartement pour me changer. Hayley me prévient qu’elle se rend directement à l’Opéra car elle souhaite boire un verre avant le spectacle. De nouveau le train pour me rendre à Circular Quay. Ce sera la dernière fois car, en raison de travaux, il n’y aura pas de train sur la ligne du weekend. Une fois les marches intérieurs de l’Opéra montées, je sens une main me tapoter sur l’épaule : Hayley est là, un verre de champagne à la main… Sa présence m’avait manquée toute la journée… Hayley est toujours située au premier rang, comme Shane et sa famille, Mark est un peu plus loin et je suis situé au sixième rang. J’ai commandé cette place un peu tardivement, car sa mise en vente a précédé ma décision de partir en Australie. Le concert est semblable au précédent, exception faite de la dernière robe, après le rappel qui est bleue cette fois. Tina me remercie pour les fleurs que je lui offre à la toute fin du concert.
Cette fois, Mark nous abandonne avant que nous n’allions au même restaurant italien que la veille. Cette fois-ci, il nous est possible de prendre un dessert… Et comme cerise sur le gâteau, nous apercevons Tina, rentrant dans son hôtel accompagnée de Vincent et du chef d’orchestre. Il est l’heure de reprendre notre taxi et de rentrer sur Newton.
Le samedi 16 juin, c’est mon dernier concert de Tina et mon dernier jour sur Sydney.
Nous avions prévu de visiter le Zoo de Taronga, mais le temps en décide autrement car c’est un vrai déluge qui tombe. Hayley n’est pas bien, Mark veut visiter la Tour de Sydney, je pars donc à pieds visiter Darling Harbour en pensant visiter l’aquarium. Arrivé sur place, je vois un petit zoo de la vie sauvage qui ne contient que des animaux issus d’Australie. Cette visite se fait un peu au pas de course, mais elle est très intéressante. Je rentre donc à pieds, alors que la pluie n’a pas cessé et que la nuit est tombée. Je récupère mes fleurs chez le même fleuriste que le jeudi et je me change avant d’attendre Hayley qui arrive vêtue d’une superbe robe rouge, très sexy, mais très aérée pour la saison, à bord d’un taxi. Compte-tenu du temps et des talons de Hayley, le taxi nous dépose devant les portes de l’Opéra. Juste les marches à monter, cette fois, ce sera deux petites bouteilles d’eau. Le concert est semblable au précédent, sauf que je trouve assis au premier rang plein axe, avec Shane et son petit frère à ma gauche, et la plus jolie jeune femme de l’assistance à ma droite. Je ne pouvais pas rêver plus belle fin de tournée. D’ailleurs, à la fin de la première chanson, lorsque Tina s’approche du devant de la scène, elle regarde longuement Hayley… Peut-être que cette superbe robe lui rappelait quelque chose ?
A la fin du spectacle, Hayley offre son paquet cadeau et j’offre le beau bouquet de fleurs. Tina les regarde, me fait un signe pour me dire que je n’aurai pas dû et me remercie avec un joli sourire.
Nous nous rendons ensuite, avec Hayley au même restaurant italien où nous dégustons les mêmes pizzas. Ce soir-là, il y avait sans doute une réception dans les coulisses de l’Opéra et nous n’étions pas conviés, mais ma compagnie était des plus agréables. Vient le temps de retourner chacun chez soi, et rendez-vous est pris le lendemain matin pour un dernier au revoir.
Le dimanche 17 juin, ma valise prête, je viens chercher la voiture de location que je vais utiliser pour rejoindre Melbourne, et que nous avions laissée près de chez Hayley par sécurité. C’est le cœur gros, plein de merveilleux souvenirs et d’une complicité incroyable, que je quitte Hayley, après lui avoir fait une très grosse accolade, après lui avoir fait promettre qu’il ne se passerait pas trop de temps avant que l’on ne se revoit. Elle prévoyait de visiter l’Europe et donc de venir sur Paris prochainement. Hayley a pris froid le samedi soir et a été bien malade pendant plusieurs semaines. Je suis parti de Sydney vers 9 H et ne suis arrivé à mon hôtel à Essendon, dans la banlieue nord de Melbourne qu’à 22 H 30. J’ai parcouru les plus de mille kilomètres en treize heures et demi. Le début du voyage a été fort agréable car le temps était beau avec pas mal de vent. J’ai pu voir de beaux paysages. Par contre, à 5 H, la nuit est tombé et j’étais à la frontière du Victoria, en pleine forêt et en montagne. Pour arranger le tout, une pluie torrentielle s’est abattu sur la route à 140 kilomètres de Melbourne. Heureusement, la pluie s’est arrêtée peu avant Melbourne. Quelques difficultés pour retrouver l’hôtel, un passage sur le citilink qui me permet de traverser Melbourne sur un pont qui la surplombe. Très jolie vue, mais un peu impressionnante. Heureusement que le réceptionniste a eu une excellente idée. A cette heure-là, tout était fermé, mais un mot m’indiquait le numéro de ma chambre et les clés étaient sur la porte. Le temps de prévenir les personnes au courant de mon périple et une nuit de sommeil était la bien venue.
Le lundi 18 juin au matin, je savais que Mark avait un entretien d’embauche qui s’est révélé positif.
Il n’avait plus beaucoup de temps à me consacrer. Nous avons convenu de nous revoir le soir-même sur Brunswick Street, une rue qu’affectionne particulièrement Tina et sur laquelle elle avait donné une interview voilà quelques années. Avant cela, je me suis rendu à pieds jusqu’au centre-ville distant de 8 kilomètres. Je suis passé par Moonee Ponds, la ville natale de Tina et j’ai pu voir la Casa Serena où Tina a passé sa jeunesse et me promener aux alentours.
Je suis ensuite allé jusqu’au centre-ville où se trouvent de grands buildings et des monuments de style victorien tels que le Marché de la Reine Victoria, la gare de Flinders Street, le pont Princes Bridge qui mène au Victorian Arts Center où se trouve le Hamer Hall qui était en pleine reconstruction. C’est pour fêter sa réouverture que Tina sera présente fin Juillet. J’ai ensuite pu flâner le long de la rivière Yarra puis remonter à pieds jusqu’à Brunswick Street. Mark m’a emmené pour diner dans un bar végétarien et m’a raccompagné jusqu’à mon hôtel.
Le mardi 19juin, je décide de visiter le Royal Melbourne Zoo. Je pars le matin vers 9 H et je ne rentre le soir que vers 19 H. Chaque espace reconstitue le milieu naturel des animaux et la plupart d’entre eux semblent parfaitement adaptés. J’ai bien dû marcher ce jour-là 50 kilomètres.
Le mercredi 20 juin sera ma dernière journée sur le sol australien. J’ai décidé de suivre la Route du Grand Océan qui va de Torquay à Warrnambool sur 350 km en bordure de l’Océan austral.
Torquay est déjà situé à 100 kilomètres de Melbourne, c’est la capitale du surf victorien, et je pars donc vers 8 H.
De jolis points de vue se succèdent et de nombreuses photos sont prises à chaque fois. A chaque arrêt, un monument et une plaque indiquent les éléments marquants, tant historiques que sur la faune ou la flore. Des plages de sable fin, puis à la roche granitique taillée pour laisser la place à cette petite route de corniche qui serpente en bordure d’Océan, la route prend ensuite un cheminement plus terrestre au milieu de forêts pour déboucher sur des falaises calcaires qui laissent place à de nombreux éléments détachés, de gorges, d’arches et de cavités. Les plus célèbres sont les Twelve Apostles ( Douze Apôtres ) qui sont répertoriés comme faisant partie des points de vue les plus spectaculaires au monde, mais il y a aussi la gorge du Loch Ard, l’Arch, le London Bridge, le Grotto et la Bay of Islands Coastal Park. Je finis de parcourir tout ce circuit vers 17 H. Il me reste ensuite à rentrer sur Melbourne par voie plus rapide et plus directe : la Princes Highway. Arrivé vers 20 H, nous avons rendez-vous avec Mark pour 20 H 30 toujours sur Brunswick Street. Cette fois, le Vegie Bar est trop bondé, et Mark me donne rendez-vous en face dans un restaurant thaïlandais. Dernier diner en Australie avec Mark et il me faut penser à mon voyage de retour et préparer ma valise.
Le Jeudi 21 juin, je me lève donc à 3 H 30 pour me rendre à l’aéroport de Tullamarine tout proche de l’hôtel. Mon avion décolle un peu avant 8 H en direction de Hong Kong.
Cette fois, je cherche rapidement la sortie de l’aéroport afin de visiter un peu cette grande ville. Je prends le MTR qui me conduit en centre-ville, quelques changements de lignes et je me retrouve à Shatin, banlieue nord de la ville où se situe notamment le Temple des 10.000 bouddhas. Malheureusement, j’arrive après la fermeture, le temps est chaud et orageux. Je peux tout de même admirer les premiers bouddhas dorés, grandeur nature et tous différents qui bordent la montée vers le temple. En tout, il en a été dénombré 12 800… Je monte quelques dizaines de mètres et puis je rentre à l’aéroport afin d’attendre le départ de mon boeing 747 qui me ramène vers l’aéroport Charles de Gaulle et ensuite Paris. J’ai plus de difficultés à pouvoir obtenir un ticket pour voyager dans le RER parisien que sur le MTR hong kongais !!! C’est un peu paradoxal…
Voilà le résumé de ce merveilleux voyage qui restera à jamais gravé dans ma mémoire et dans mon cœur… Que retenir ? Tina a été fabuleuse sur scène, mais j’en ai un pris l’habitude et je m’attendais à cela, le temps n’a pas été à la hauteur de sa réputation, mais la saison ne s’y prêtait pas ( il serait bien que la prochaine tournée ait lieu à un meilleur moment… ), Tina et Vincent m’ont accueilli au-delà de ce que j’aurai pu imaginer ( et j’en suis très heureux et très fier ), et surtout, j’ai rencontré des personnes comme je n’aurai jamais pu croire qu’il en existe sur Terre… Tina m’avait dit, la dernière fois que j’ai eu la chance de parler en tête à tête avec elle que l’Australie, c’était le paradis… Et je peux maintenant dire qu’elle avait raison car j’ai rencontré deux anges gardiens : leurs noms sont Mark et Hayley…
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